Communiquer avec pertinence à un public (8/8)

Communiquer avec pertinence à un public (8/8)

Mon propos vaut-il la peine d’être écouté ? Comment le rendre attractif ?

L’autre jour, je suis allé voir le film Tenet avec mon fils. C’était une belle façon de terminer le week-end ! Après les bandes-annonces déjà captivantes, nous voici jetés en plein dans le film. Ça commence très fort… un attentat dans un endroit qui grouille de monde et voilà que les membres des forces qui arrivent pour capturer les terroristes parviennent à endormir tout le public en infiltrant un gaz indolore. Je ne vous raconte pas la suite… il faut aller voir le film ! Tout au long de ces deux heures trente, j’ai été tenu en haleine en passant à travers des émotions très différentes – tension du suspense, sensations fortes, tendresse ou rire… – ce qui m’a permis de plus ou moins bien gérer toutes les scènes.

Lorsque nous nous adressons à un public, il en va de même : si notre communication arrive à captiver notre public du début à la fin, ce sera pour lui une belle façon de passer du temps et de surcroît, de l’amener à une conclusion qui, nous l’espérons, le marquera et pourra être un vecteur de transformation. Voilà donc la 8e question à se poser pour communiquer avec pertinence :

Comment communiquer de façon captivante ?

J.B. Philipps, auteur d’une célèbre paraphrase d’une partie de la Bible en anglais, a dit ceci à propos de la communication : « Pour que les mots puissent entrer dans le cœur des gens, il faut qu’ils soient appropriés, aiguisés pour franchir les défenses, pour ensuite retentir efficacement dans leur tête. »

Quelle image ! On dirait qu’on parle d’une bombe furtive échappant à la détection du radar, conçue pour exploser en silence et avec l’impact maximal dans leur tête. C’est là qu’il faut apprendre à sélectionner les mots et bien tourner les phrases. Ce n’est pas seulement le contenu qui compte, encore faut-il acquérir le talent nécessaire pour dire les choses de telle manière que les auditeurs puissent dire : « Ah, j’ai compris » ou : « Cette formulation me parle vraiment. »

Nous devons donc choisir les mots appropriés pour rendre le savoir ou les informations attrayants. Plus les mots sont agréables, plus nous sommes persuasifs. Nous ne pouvons nous permettre d’ennuyer les gens avec nos paroles.

La façon de dire les choses est importante. Dans un repas, les plats sont assaisonnés. L’assaisonnement n’est pas la viande, mais il rend la viande plus agréable au palais. Il en va de même avec notre communication.

Alors, comment rester « divertissant » ? Capturer et garder l’attention soutenue d’un auditoire. D’ailleurs, c’est le but de la plupart des films. Alors, comment rester intéressant ?

1.     Introduire des variations de rythme dans notre élocution 
Je parle de vitesse de débit, de volume. Ce qui fait la différence entre un bon message et un excellent message, c’est le débit des paroles. Varier le débit crée donc de l’intérêt. Et parfois, ce qui frappe le plus, c’est le… silence. La pause dramatique. La différence entre un corbillard et la formule 1, c’est la vitesse, le rythme. Dans l’art de communiquer, le rythme est essentiel.
Des études ont révélé que 7% des orateurs nous frappent par le contenu de leurs paroles, 38% par la qualité auditive (la voix, le ton, la vitesse, la façon d’articuler, les pauses), 55% nous atteignent par ce qui est visuel (l’apparence, les expressions faciales, la gestuelle). Utilisons donc une certaine variété de ces 3 aspects évoqués.

2.     Ne jamais traiter un point d’enseignement sans illustration 
Une image est toujours meilleure qu’une définition. Parfois, on peut également utiliser des aides visuelles. Sans illustrations, les abstractions deviennent des obstructions. Une communication sans illustrations est comme un tunnel. Les auditeurs ne se sentent pas à l’aise. C’est un message sans lumière, sans fenêtre, sans aucune ouverture pour laisser entrer de l’air frais. Les illustrations sont des fenêtres. Remarquez que j’ai illustré mon propos.

3.     Insérer des interventions spéciales
Il y a plusieurs moyens qui permettent de couper le message et jouer sur l’alternance tension/repos. Quelques exemples : les témoignages, les sketches, les interviews, les séquences vidéos, etc.

4.     Faire bon usage de l’humour
La vertu de l’humour est que cela détend les gens. D’ailleurs, la façon la plus rapide de désarmer un auditoire hostile est de raconter une blague sur soi-même. Il faut accepter ne pas se prendre au sérieux et ils vont penser : « Ce gars-là ne se la joue pas. Il est comme nous. Il ne se prend pas pour une star. » C’est conforter à la fois leur humanité et leur sens du relationnel.
L’humour aide à rendre les vérités blessantes plus douces. Un vieux proverbe dit : « Quand vous devez tirer une flèche de vérité, trempez-la d’abord dans le miel. » Amener les gens à rire d’eux-mêmes est une façon de les faire changer bien plus efficace que de les enguirlander.
Finalement, l’humour suscite des émotions positives.

Nous arrivons au terme de notre série sur la communication. La clé la plus importante en communication est que, pour être efficace et persuasif, il faut aimer les gens. Des études ont d’ailleurs démontré que le premier critère pour bien communiquer était d’être sympathique. Engageons-nous donc à devenir des « maîtres-communicateurs » pour la transformation de vies !

À vous !

Vous posez-vous cette 8e question avant de vous adresser à votre auditoire ? Qu’avez-vous découvert ?

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